Plaidoyer pour le milieu spécialisé et ses interactions avec l’Éducation nationale

Table des Matières



  • La scolarisation des enfants en situation de handicap
  • L’enseignement public
  • Pecs et méthode ABA
  • Proposition stratégique et financière entre les milieux spécialisés et l'Education Nationale

 


LA SCOLARISATION DES ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP

Table ronde de la commission des affaires sociales du Sénat du 28 mai 2008, à l'initiative de son Président, Nicolas About, sur le thème de la bientraitance des personnes atteintes d'un syndrome autistique.

http://www.senat.fr/evenement/table_ronde_autisme.html

"L’intégration vise tout d’abord à favoriser l’insertion sociale de l’enfant handicapé en le plaçant le plus tôt possible, dans un milieu ordinaire où il puisse développer sa personnalité et faire accepter sa différence. Elle lui permet enfin de bénéficier dans de meilleures conditions, d’une formation générale et professionnelle favorisant l’autonomie individuelle, l’accès au monde du travail et la participation sociale" tel est le préambule du volet handicap de la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances".

Or, le processus de scolarisation des élèves handicapés demeure difficile car on observe trop souvent des discontinuités dans le passage d’un niveau de scolarité à un autre. En outre, les modalités d’intégration sont offertes de manière très inégale sur l’ensemble du territoire. Pour un trop grand nombre de familles, cela suppose des démarches longues et éprouvantes.

Pourtant, la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées constitue une réelle avancée en faveur de l’insertion scolaire des enfants en spécifiant que "tout enfant ou tout adolescent présentant un handicap ou trouble invalidant de la santé" doit être " inscrit dans l’école la plus proche de son domicile, ce qui constituera son établissement de référence".

Ainsi, l’année dernière sur 250 000 enfants handicapés plus de 100 000 furent scolarisés en classes ordinaires : environ 65 000 dans le primaire et 37 500 dans le secondaire.

Cependant, scolariser un enfant handicapé dans les conditions actuelles de l’école publique, c’est-à-dire sans concevoir de protocole d’accueil réellement adapté, est souvent synonyme d’échec. Le cadre législatif est enfin posé mais sur le terrain, c’est une autre histoire...

En effet, la majorité des établissements scolaires s’est trouvée dans l’incapacité de mettre en place une projet individuel et c’est ainsi qu’en 2009 , 88% des familles ayant demandé l’inscription de leur enfant handicapé (mental ou moteur) dans un établissement scolaire "traditionnel" ont vu leur demande rejetée.

D’autre part, la majorité des enseignants ne sont pas formés au handicap, rien d’étonnant à cela, ce n’est pas leur métier. Il faut donc des personnes ayant une formation qualifiée pour assurer le suivi des enfants qui en ont besoin. C’est le rôle des auxiliaires de vie (AVS) : faciliter au sein de l’école, la scolarité des enfants handicapés en leur donnant un accompagnement spécifique individuel. Malheureusement le nombre de poste de ce type est encore insuffisant : à la rentrée 2010, le ministère de l’Education nationale finançait 6133 postes d’AVS, accompagnant 65 203 élèves, soit un auxiliaire pour 11 enfants...

Ainsi, faute de moyens, les enfants présentant un handicap sont donc encore bien souvent redirigés vers des établissements spécialisés malgré leur inscription en milieu ordinaire. L’adaptation de l’école publique ne s’impose pas, elle se prépare.

Pourtant, le bénéfice qui pouvait être attendu de l’insertion des enfants et adolescents handicapés en milieu scolaire ordinaire est indéniable, dès lors que cette intégration est soutenue et accompagnée à la mesure des besoins de l’élève, en particulier grâce à l’intervention des services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

L’élève handicapé en milieu scolaire normal améliore ainsi considérablement ses chances de développer des apprentissages et de réussir ultérieurement son insertion sociale et professionnelle. De plus, pour l’établissement qui l’accueille, les effets positifs sont largement partagés, puisque ce sont tous les élèves qui font, en actes, l’apprentissage de la solidarité et de la citoyenneté.

Bref, malgré les bonnes intentions et un cadre législatif approprié, l’insertion des enfants handicapés en milieu scolaire reste un long chemin semé d’embûches.

C'est pour cette raison qu'Enfance Education existe en proposant notamment des projets de textes de loi... N'hesitez pas à faire parler de nous, car les enfants sont notre avenir et tous, je dis bien tous, doivent avoir une chance d'une bonne insertion sociale et ce même dans la différence !

 

L’enseignement public a pour but, dans le respect de chacun de :


  • a) donner à chaque élève le moyen d’acquérir les meilleures connaissances dans la perspective de ses activités futures et de chercher à susciter chez lui le désir d’apprendre et de se former;
  • b) d’aider chaque élève à développer de manière équilibrée sa personnalité, sa créativité ainsi que ses aptitudes intellectuelles, manuelles, physiques et artistiques;
  • c) de préparer chacun à participer à la vie sociale, culturelle, civique, politique et économique du pays, en affermissant le sens des responsabilités, la faculté de discernement et l’indépendance de jugement;
  • d) de rendre chaque élève progressivement conscient de son appartenance au monde qui l’entoure, en développant en lui le respect d’autrui, l’esprit de solidarité et de coopération;
  • e) de tendre à corriger les inégalités de chance de réussite scolaire des élèves dès les premiers degrés de l’école.

On pourra s'inspirer des savoir-faire pédagogiques Suisses, Allemands et Australiens ainsi que la pédagogie de certains collèges sans notation, reconnus au sein de l'éducation nationale en france.

Voir par exemple le collectif "réussite (centre national de documentation pédagogique au lien suivant  http://www2.cndp.fr/vei/reportages/revin-george-sand/


Synthèse de la situation législative actuelle en faveur des publics en situation de handicap ou en situation sociale difficile

La loi du 11 février 05 prescrit que "tout enfant, tout adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé est inscrit dans l'école ou dans l'un des établissements (scolaires ordinaires) le plus proche de son domicile, qui constitue son établissement de référence".

Inscrit ne signifie pas accueilli. L'enfant peut être été affecté dans une autre école, par exemple parce qu'elle possède une classe CLIS, ou dans un établissement du secteur médico-éducatif. Mais précisément, cette inscription initiale a pour but de rappeler aux uns et aux autres leurs responsabilités.

En fonction des résultats de l'évaluation, il est proposé à chaque enfant, adolescent ou adulte handicapé, ainsi qu'à sa famille, un parcours de formation qui fait l'objet d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS) qui définit les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, pédiatriques, éducatives, sociales, médicales répondant aux besoins particuliers des élèves présentant un handicap, en favorisant, chaque fois que possible, la formation en milieu scolaire ordinaire.

L'enfant handicapé doit être non seulement inscrit mais aussi effectivement accueilli, si ses parents le demandent, dans l'école de son secteur, qui devient son établissement de référence. Cette disposition concerne les enfants à partir de 3 ans. (Circ. du 17 août 06 relative au PPS. 1.2.5)

Les Commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ont été créées par la loi n°2005-102 résultent de la fusion des Commissions techniques d’orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) et des Commissions départementales d’éducation spéciale (CDES).

Les CDAPH sont compétentes pour :

  • se prononcer sur l’orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale ;
  • désigner les établissements ou les services correspondant aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent ou concourant à la rééducation, à l’éducation, au reclassement et à l’accueil de l’adulte handicapé et en mesure de l’accueillir ;
  • l’attribution, pour l’enfant ou l’adolescent, de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé et, éventuellement, de son complément,
  • l’attribution de la carte d’invalidité (CIN),
  • l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et du complément de ressources,
  • l’attribution de la prestation de compensation,
  • reconnaître la qualité de travailleur handicapé (RQTH),
  • statuer sur l’accompagnement des personnes handicapées âgées de plus de soixante ans hébergées dans les structures pour personnes handicapées adultes.
la CDAPH prend les décisions de droit relatives à l’orientation scolaire de l’enfant, avec ses mesures d’accompagnement : SESSAD (Services d'Education Spécialisé et de Soins à Domicile), attribution d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire), etc.

Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), s'achève avec la réunion de l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS) qui exerce une fonction de veille sur le déroulement du parcours scolaire de l’élève handicapé (Circ. du 17 août 2007 - 2.2.1).

L'enseignant référent a pour mission de transmettre à l'équipe pluridisciplinaire (EP) les conclusions de l'équipe de suivi dont les observations ont pour objet de permettre la réévaluation régulière du PPS (Circ. du 17 août 2007 - 2.4.1).

Le Projet Personnalisé de Scolarisation apparaît donc non comme un document figé, mais comme un processus qui accompagne le parcours de formation de l'élève handicapé. Il se construit dans les allers-retours entre l'EP (Equipe pluridisciplinaire) et l'ESS (Equipe de suivi de la scolarisation), sous la validation de la CDAPH.

Malgré ces décrets, et une soixantaine d’autres, en décembre 2007, le comité consultatif national d'éthique a dénoncé la situation dramatique des personnes autistes en France, assimilable, selon lui, à une "maltraitance", faute d'une prise en charge éducative adaptée.En France, les clivages divisent les professionnels sur la prise en charge des autistes, les tenants des méthodes "comportementales" et de la scolarisation en milieu ordinaire, privilégiées par les parents, critiquant une trop grande "psychiatrisation" de la maladie.

Par exemple, pour les TED dont autisme, les situations de handicap ne relevant pas de la psychologie mais de la neuro-génétique, les enfants placés en CMP ne sont pas encadrés par les professionnels formés aux méthodes d'éducation adéquates (PECS, ABA, ACC, etc).

Or, 50% des enfants sont avérés neurotypiques dès 6 ans si les méthodes d'apprentissages adéquates sont mises en œuvres précocement.

Le comité national d'éthique a recommandé d'accorder la priorité "à une prise en charge éducative précoce et adaptée, en relation étroite avec la famille".
Un grand nombre de parents, faute de structures en nombre suffisant et adaptées, vont en Belgique, où sont déjà accueillis quelque 3.500 enfants français ou adultes souffrant d'autisme ou de troubles du comportement.

En juillet 2010, une lettre des présidents d'associations à M le Président de la République, dit: "La nécessaire coopération entre le milieu "ordinaire" et le milieu "adapté" n'a pas encore de cadre de construction fiable ».   En France, pour le seul spectre de l’autisme le comité national d'éthique cite 7000 naissances par an et 500.000 adultes atteints de "troubles envahissants du développement".

Autistes designer, architectes, assistantes sociale, ingénieurs, enseignants (etc.) expliquent qu’un enfant TED (trouble envahissant du développement dont autisme) bien accompagné, progresse en milieu ordinaire tant sur le plan des apprentissages que sur celui des relations interpersonnelles et devient de fait, en partie autonome une fois adulte.   Grâce à cette formation, une grande partie des enfants ont les capacités à s’intégrer en milieu ordinaire sans la présence d'une auxiliaire de vie scolaire. Dans tous les cas, un plan d’éducation personnalisé, permet, s’il est cohérant, à la collectivité d’économiser de 50 à 90 % des dépenses nécessaires en milieu spécialisé (CMP, CMPP ou IME).

La prise en charge par le sessad (Services d'éducation spécialisée et de soins à domicile) n'implique pas un type de scolarité : les enfants ou les jeunes concernés peuvent suivre un enseignement ordinaire - en maternelle, en élémentaire, en collège - ou fréquenter une classe spécialisée telle que - CLIS, UPI, ou SEGPA -.

Voici un témoignage pour comprendre, au travers d’un cas concret, ce que permet la loi 2005 obligeant l’éducation nationale à intégrer les enfants en situation de handicap à l’école.

Evelyne : Mon fils est IMC (infirmité motrice cérébrale), il a 19 ans. (...) Il a d'abord eu un suivi en cabinet privé, seule solution proposée par le pédiatre à l'époque, puis, nous avons eu une place dans un SSESAD, quand il a eu 9 ans!!! Pas avant!!!Premier avantage: ces professionnels connaissaient la pathologie des IMC et TED. Donc tout a été ciblé. Deuxième avantage : coordination des professionnels. Ce sont salariés, et donc peu payés par rapport aux libéraux, et pourtant ils en font bien plus. Mon fils n'était plus découpé en petits bouts, mais il y avait un programme global de rééducation.Autre avantage : les intervenants venaient en partie sur le temps scolaire. Ils pouvaient donc donner des conseils aux enseignants, répondre à leurs interrogations. Ces enseignants étaient très favorables à une insertion en milieu ordinaire avec un suivi car ils se sentaient épaulés. De plus, cela libérait un peu l'emploi du temps de notre fils, les interventions se faisant souvent pendant les cours de sport, ou à l'heure de la cantine, ou pendant la récré qui était un peu longue pour lui. Donc une meilleure organisation.Enfin, je suis certaine que sans cette équipe, l'école aurait fini par mettre dehors notre enfant. La présence du SSESAD a permis de maintenir la scolarisation en milieu ordinaire, solution que je recommande à tout prix, malgré les réticences de certains et les difficultés que cela engendre. Ce n'est qu'ainsi que nous ferons évoluer nos enfants mais aussi les mentalités. Les jeunes qui ont rencontré mon fils n'auront plus peur du handicap une fois adulte. C'était d'ailleurs l'objectif du directeur de l'établissement scolaire : pour lui intégrer notre enfant est aussi une chance pour les autres de s'ouvrir à la différence, car le handicap peut toucher tout le monde. Les adultes qui n'ont pas suivi l'école en milieu ordinaire restent toute leur vie une charge important pour l'état et les familles alors qu'un adulte socialisé et alphabétisé réussit une intégration professionnelle en milieu ordinaire ou protégé.

Comment sont respectées les différences de rythmes et de méthodes d'apprentissage propres aux enfants en difficultés scolaire ?

- En France ?

Avec 20 % des TED (dont autistes) accueillis en milieu ordinaire nous sommes très en retard au regard de nos voisins européens (Belgique, Allemagne, Grande Bretagne, Suisse), Italie tous les TED sont admis en milieu ordinaire depuis 1992 pour l'Itale par exemple. En france ? depuis la loi 2005, nombreux sont les Instituts Médicaux Educatifs (IME) qui ont formulés un projet d'évolution en partenariat avec les  maisons du handicap (MDPH crées avec la loi 2005).

Pédagogies interactives AAC (Analyse Appliquée du Comportement plus officiellement appelée ABA sur le plan international - Applied Behavior Analysis), TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication) Communication par l'image (PECS...), scolarisation en milieu ordinaire, interaction et transversalité des relations avec l'environnement médical et thérapeutique, social et culturel.

 

Pecs et méthode ABA :


Le Système de Communication par Echange d’Images (PECS) a été développé en 1985.

PECS a reçu une reconnaissance mondiale pour avoir mis en place un protocole respectant une progression d’initiation à la communication. Ce système ne nécessite pas de matériel complexe ou onéreux. Cette méthode fut créée pour des éducateurs et des familles. Le but est de faire évoluer la personne vers une communication indépendante.(il faut une AVS pour soutenir les parents à la maison une heure pas jours en plus des 20 nécessaire en milieu spécialisé)

PECS enseigne tout d’abord à l’élève à échanger une image contre un objet désiré. Le système apprend ensuite la distinction des symboles puis enseigne à les organiser ensemble dans des phrases simples. Dans les phrases les plus avancées, les individus seront éduqués à commenter et à répondre aux questions directes.

Le système a également été testé avec succès avec des adolescents et des adultes qui ont un large vecteur de difficultés motrices, cognitives et communicationnelles

Le PECS est un des outils de la formation à l’Analyse Appliquée du Comportement (ABA). En effet les TED n'apprennent pas naturellement les codes sociaux, ils doivent les apprendre un peu comme les neurotypiques apprennent la conjugaison et la grammaire pour facilité l'apprentissage de l’écriture. Au Canada tout les enfants TED se voient offrir cette formation par l’état, et 50 % d'entre eux ont un comportement neurotypique vers 6 ans, ce qui facilite leur entrée en classe ordinaire.

 

Ouvrage collectif ou individuel, le collage de formes simples signifiantes permet aux enfants de s'exprimer conjointement à l'apprentissage de l'alphabet sur la base d'une listes de vocabulaire des valeurs humaines...

les mots utilisés sont tous des verbes ou adjectifs promouvant les valeurs humaines et en particulier sur les droits de l'enfance... nous demander la liste de 300 mots... l'enfant les découvrent en jouant et en apprenant à ecrire. Une jeune femme de 20 ans qui a fait sa scolarité en IME qui n'a jamais appris à lire ou a écrire et qui se passionne pour l'apprentissage de la lecture et de l’écriture et fait des progres rapides dans la joie et la bonne humeur.

Nous souhaitons progressivement orienter notre loi française en harmonie avec les lois des pays européens pour une éducation par la coopération et les interactions.

Par exemple, sur le plan des droits de l'enfance et de l'éducation, l’article 4 de la Loi Suisse sur l’Instruction Publique précise les objectifs de l’enseignement public au travers d'une pédagogie nouvelle.

 

Proposition pour une aide stratégique et financière entre les milieux spécialisés et l'Education Nationale.


  • Développer comme le prévoit l’article 7 de la loi 2005.102 la formation continue des professionnels du médico-social aux méthodes d’apprentissage ABA, TEACH, et au langage de communication par l’image en s'appuyant sur les réseaux associatifs de parents d'enfants en situation de handicap et leurs savoir-faire spécifiques complémentaires, avec comme appuis les 2.2 millions d'étudiants du supérieur dans le cadre d'une création d'une unité de valeur universitaire universelle éducative pour la différence des rythmes et techniques d'apprentissage. Les étudiants seront 1/2 journée par semaine sur le terrain, dans les écoles et les IME de leur choix, chargés de transmettre avec les associations de parents les méthodes éducatives utiles : langue des signes, ABA, TEACCH, PECS, etc... Les étudiants auront aussi en charge d'aider à l’intégration des parents ou retraités bénévoles et le soutien scolaire ordinaire.
  • Sur le plan pratique commencer par la formation qui synthétise les trois techniques ABA, TEACH et communication par l'image à l’aide des lettres en bois, des jeux de cartes de fonctionnalité et outils pédagogiques imprimés. Dès que possible, et en attendant d'être produits, les outils pédagogiques pourront être distribués en pdf dans tous les IME et toutes les écoles, de manière à ce qu'ils puissent être imprimés et découpés par les étudiants à la rentrée (et plastifié).
  • Donation immédiate de lettres en bois, écrans tactiles et ordinateurs portables avec les applications ludo-éducatives préalablement choisies, regroupées, et classées par genre, avant d'être distribuées en téléchargement sur internet sous forme d'un pack gratuit. (droit à l'éducation gratuite pour tous)
  • Toutes les matières et tous les jeux, s'articuleront  entre elles, autour du socle commun avec une mise en avant prioritaire des droits de l’enfance et des droits de l’homme.
  • Réaliser avec l’ARH, une mutualisation des moyens entre les secteurs médico-sociaux et sanitaires ainsi que l’aide sociale à l’enfance.
  • Approfondir le conventionnement des Unités d’Enseignement Spécifiques (UES).
  • Afin de lutter contre l’illettrisme créer immédiatement une formation adaptée (ci-dessus mentionnée) auprès du personnel éducateur et du personnel de soins dans les IME qui ne sont pas pourvus d’une école interne
  • Développer une réflexion sur l’orientation professionnelle des jeunes adultes en sortie d’IME notamment par les moyens de l’alternance.
  • Créer un protocole de prévention des violences et maltraitances et d’accès au dossier.
  • Créer un lien sur ces thématiques entre la police et la gendarmerie.
  • Créer une continuité de l’accueil des enfants durant la période de fermeture des IME avec en priorité un lien aux actions d’animations des Communautés de Communes auprès des jeunes. Ces derniers seront formés pour encadrer les jeunes en situation de handicap dans la continuité des techniques d’apprentissage mentionnées ci-dessus.
  • Clarifier et simplifier le rattachement des SESSAD aux IME.
  • Créer un plan national de rénovation et/ou extension des IME pour une bonne répartition géographique, une accessibilité adaptée et une architecture tenant compte des spécificités phoniques et acoustiques nécessaires à ces établissements le tout en lien avec l’économie et l’artisanat local.
  • Harmoniser le fonctionnement des IME avec les exigences de la Communauté Européenne en la matière.
  • Dans le cadre de l’application de la loi 2005-102 mutualiser le déplacement des enfants entre l’école, les IME et leur lieu de résidence principale.
  • Réaliser une étude sur la disparité nationale des effectifs en personnel et de l’implantation géographique des locaux en favorisant les liens avec les établissements de l’Education Nationale ou des Universités.

 

Date de dernière mise à jour : 07/03/2012

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